Rapport final du 92ème cours PBF du 27 novembre au 9 décembre 2023 à Cotonou, Bénin

Le prochain 93ᵉ cours FBP sera organisé à Cotonou du 22 avril au 4 mai, 2024. Ici l’annonce cours 93 et la fiche d’inscription 93

Le dernier 92ᵉ cours FBP international s’est déroulé au Bénin Atlantic Beach Hôtel de Cotonou, avec 32 participants venant de trois pays. Ici le rapport final du cours.

Les 32 participants du Mali, Guinée-Bissau et Bénin

Les 16 participants du Mali étaient le plus grand groupe, dont neuf de l’ACV Koulikoro, trois Médecins Chef de District, trois prestataires et un de l’Université. Parmi les 10 participants de la Guinée-Bissau, il y avait deux de l’UGP de la Banque Mondiale et huit du ministère de la Santé. Le Bénin était représenté par cinq participants du cabinet comptable COFIMA et un venant de Médecins sans Vacances.

Trente-deux participants ont fait le post-test et le score moyen était de 71%, ce qui signifiait une progression moyenne de 25% par rapport au score moyen du pré-test (46%). Neuf participants ont obtenu un certificat de distinction avec un score de 90% ou plus au test final du cours. En plus, nous voulons féliciter Mme Armelle Carine GABA, qui a obtenu 100% pour le teste final.

Céremonie de clôture – les acrobats

Ce cours était très bien évalué par les participants avec des scores journaliers et finaux supérieurs par rapport aux cours francophone précédents. Cela est probablement lié au fait que plusieurs participants ont auto-financé leur séjour. L’hôtel Bénin Atlantic Beach était cette fois mieux préparée pour recevoir les participants par rapport au cours de février 2023.

Ce cours a également été historique dans la communauté FBP, car nous avons accueilli le 3000 participant depuis le premier cours en 2007. Il s’agissait de Jessica Vanessa da CUNHA, l’experte sociale de l’Unité de Coordination des Projets de la Banque Mondiale en Guinée-Bissau. Continuer la lecture

Le rapport du 91ème cours FBP – organisé en Février 2023 au Benin

Nous avons organisé le premier cours FBP standard et ouvert en 2023 à Cotonou au Bénin. Il s’agissait du 91er cours depuis 2007 et le 16ème au Bénin.

Il a été organisé du 6 au 18 février 2023. Il y avait 18 participants du Tchad (15 x), du Mali (2 x) et du Bénin (1 x).

Ici le rapport du cours.

Ce cours a été très bien évalué par les participants avec des scores quotidiens et finaux entre 8 et 20 pour cent plus élevés que les cours de français précédents. Cela était probablement lié au fait que ce groupe ne comptait que 18 participants, ce qui a facilité le processus d’apprentissage des adultes où tous les participants pouvaient contribuer aux discussions. Le Bénin Atlantique Beach Hôtel était cette fois mieux préparée pour accueillir les participants par rapport au cours de décembre 2022.

Le prochain 92ᵉ cours PBF ouvert aura lieu du 30 octobre au 10 novembre 2023 à Cotonou.

Recommandations des participants

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Rapport du 90ème cours FBP à Cotonou, Benin

Nous sommes très heureux d’annoncer que nous avons organisé pour la première fois depuis 1999 un autre cours PBF standard et ouvert pour tout le monde à Cotonou, au Bénin.

Ce cours PBF, était organisé du 28 novembre au 10 décembre 2022, et était le 90ème cours depuis 2007 et le 15ème au Bénin. Un autre cours (le 91ème) était organisé en février 2023 à Cotonou.

En 2021 et 2022, nous avons organisé sept cours PBF, mais ils n’étaient destinés qu’aux participants du Tchad et du Mali.

Ci-joint le Rapport Finale du 90eme cours FBP de 28 nov au 10 déc 2022 Cotonou V24-12-22.

Résumé

Le 90ème cours FBP avec 40 participants de six pays à Cotonou Continuer la lecture

Le 83ème cours PBF à Ndjamena – Tchad

Les 33 participants du cours FBP

Le premier cours au Tchad est aussi le 83ème cours FBP international depuis 2007 et est déroulé dans le Centre Etoile à N’Djamena avec 33 participants venant des directions centrales du MSPSN (12x), de la Cellule Interministérielle de Coordination de la CSU (5x), de l’INSEED (3x), de l’UCP Redisse (5x) et de l’ONG (2x). Il y avait aussi deux autres ministères présents pendant le cours notamment le ministère des Finances et du Budget (5x) et le Ministère de la Planification (1x).

31 participants ont fait le posttest et le score moyen était de 61%, ce qui signifiait une progression moyenne par rapport au pré-test de 21%. Quatre participants ont obtenu un certificat de distinction avec un score de 80% ou plus pour le test final du cours.

Le programme FBP 2022-2025 au Tchad et les préparations

Les résultats du programme FBP précédente ont montré une nette amélioration de certains indicateurs dans les districts couverts comme ceux des accouchements assistés, enfants complètement vaccinés et la qualité de soins.

Le gouvernement du Tchad et la banque mondiale ont convenu en 2021 d’un nouveau projet de 4 ans dénommé « Projet de Renforcement de la Performance du Système de Santé » (PRPSS) qui couvrira l’ensemble de districts de huit provinces. La population couvert par le FBP est de 6,7 millions habitants soit environ 51% de la population totale. Le montant du financement est de 106,5 millions de dollars sur 4 ans.

Les activités préparatoires sont en cours à savoir la mise en place de la CTN et des ACV, le démarrage effectif est prévu en janvier 2022. Pour la préparation du programme, le gouvernement a planifié cinq cours FBP internationaux.

Acquis du programme FBP au Tchad

  • Le programme FBP est relativement pur en termes d’application des meilleures pratiques FBP.
  • Il existe une grande volonté d’avancer avec la reforme FBP de la part du gouvernement et des partenaires techniques et financiers.
  • Neuf groupes de travail ont développé d’excellents plans d’action pendant le cours FBP qui, s’ils sont mis en œuvre, feront améliorer le système de santé au Tchad

Problèmes identifiés par les participants concernant le programme FBP

  • Une insuffisance d’infrastructures et d’équipements du système de santé.
  • Une étude sur 17 produits traceurs a montré qu’en général, une structure sanitaire dispose 7 sur les 17 produits et le taux moyen de disponibilité est de 44%. Cela est causé par un financement du système de santé « approche inputs » avec des achats centralisés des intrants pour les acteurs. La conséquence est une répartition d’équipements et des médicaments inefficiente avec un surplus non utilisé dans des structures qui n’en n’ont pas besoin, et une absence des intrants dans des structures avec une forte fréquentation.
  • Certains décideurs peuvent hésiter de remplacer le financement par « input » par le financement basé sur les résultats qui envoie de l’argent directement aux prestataires et qui est plus transparent.
  • Les membres des Comité de Santé jouent un rôle important dans la gestion quotidienne des FOSA. Cependant dans les meilleures pratiques FBP, la gestion quotidienne devrait être fait par les membres permanents de la FOSA (RCS avec son équipe) pour éviter des influences négatives avec des retards des paiements et le risque que les membres COSA signent seulement quand il y a « quelque chose » en retour.
  • Les contrats de performance au Tchad sont encore signés par plusieurs acteurs au lieu de seulement deux. Cela pose des problèmes car avec trois ou plus des signataires, car il n’est plus clair qui est responsable, ce qui peut créer la confusion.
  • Une mauvaise gestion des ressources humaines et un personnel souvent peu qualifié. Il y a une répartition déséquilibrée des personnels de santé dans les formations sanitaires. Faible supervision et formation de la connaissance et aptitudes du personnel.
  • Le manque d’intégration des lignes budgétaires FBP dans la Loi de Finances. Cela peut être causé par un manque de clarté concernant les procédures financières et juridiques requises pour débourser le budget du gouvernement par le biais de paiements directement aux prestataires périphériques et à la population.
  • Le fonctionnement du SIS actuel n’est pas optimal à tous les niveaux.
  • Dans le programme FBP pilot précédent les factures en papier pour tout le pays étaient centralisées au niveau du Ndjamena.

Recommandations

  • Application plus vaste des bonus d’améliorations de la qualité (BAQ) pour corriger les problèmes d’infrastructures néfastes et du manque des équipements
  • Faire une dérogation pour instaurer la concurrence dans l’approvisionnement des médicaments, équipements etc. au niveau des 8 provinces FBP. Autoriser la CPA à fournir les médicaments aux FOSA privées.
  • Le meilleur moyen d’y remédier semble de proposer des contrats de performance à tous les principaux acteurs et directions des ministères de la santé et des finances, ce qui leur permet d’obtenir une rémunération compétitive.
  • Une majorité des participants (79%) a dit qu’il serait mieux que la gestion quotidienne soit faite par les membres permanents de la FOSA, ce qui inclut la signature des chèques bancaires et la gestion des médicaments. Toutefois, il serait aussi important d’obtenir les opinons des participants du prochain cours qui sont plus proche du terrain.
  • Les contrats de performance devraient être signés entre deux entités (= binômes). Ainsi, pour le Tchad, on propose que les contrats des FOSA soient signés entre le Responsable du Centre de Santé (RCS) et le coordinateur de l’ACV.
  • Faire le plaidoyer au MINFONCPUB et au MFB pour décentraliser la gestion des ressources humaines, en accompagnant suivant la réglementation en vigueur et d’augmenter les subsides FBP pour le recrutement décentralisé du personnel contractuel.
  • Renforcer la supervision formative, « on the job training »
  • Étudier la possibilité de transformer les lignes budgétaires de l’État « crédits délégués » en ligne « FBP ».
  • Faire le plaidoyer pour l’opérationnalisation du DHIS2
  • Garder les archives avec les factures FBP au niveau décentralisé. Cette recommandation signifie que les FOSA et les ACV auront une copie des factures FBP. L’ACV maintient les données dans un document EXCEL et entre les données dans le DHIS2.

 

Recommandations pour 6 pays du 82ème cours PBF de Cotonou

Le dernier cours FBP de 2019 s’est déroulé à Cotonou du 2 au 14 décembre 2019 avec 32 participants de six pays (Mali, Comores, Gabon, Mali, Niger, RDC et RCA). Huit groupes (trois groupes de la RCA) ont développé d’excellents plans d’action qui, s’ils sont mis en œuvre, feront grandement progresser le FBP dans les pays et secteurs respectifs.

Ici le rapport détaillé du cours.

STATUT DU PBF DANS LES PAYS ET SECTEURS AVEC LES PRINCIPAUX MESSAGES :

  • Tous les participants ont réussi le post-test! Toutes nos félicitations

    En RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, environ 50% de la population est couverte par le FBP, et le gouvernement a décidé de déployer vers la fin de 2020 les réformes à l’échelle nationale avec un financement du gouvernement, de la Banque mondiale et de l’Union européenne. Des ONG telles que Première Urgence Internationale – qui ont suivi le cours de Cotonou – peuvent également commencer à jouer un rôle actif.

  • En RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO, les réformes du PBF progressent bien et 40% de la population est couverte par le PBF. Le montage en RCA et en RDC est relativement “pur” en termes d’application des meilleures pratiques PBF. Cependant, les participants de ces deux pays à Cotonou proposent également plusieurs améliorations.
  • Aux COMORES, 50% du pays est couvert de PBF et le pays propose de se développer en 2021 vers un montage PBF « plus pur » par rapport à l’actuelle montage. Les six participants à Cotonou, dans leur plan d’action, ont proposé plusieurs améliorations dans le montage et préconiseront une plus grande appropriation du PBF parmi les principaux décideurs.
  • Au GABON, la planification du financement basé sur la performance a commencé début 2017 avec un financement gabonais dans le secteur de la santé, mais la mise en œuvre n’a pas encore commencé. Cela peut être dû à un manque de clarté sur les procédures financières et à la volonté du gouvernement de fournir les fonds. Le ministère des Finances du Gabon vise à lancer un programme pilote de FBP et pourrait également aider le ministère de la Santé à progresser avec le FBP.
  • Le MALI a connu de longs retards dans le démarrage de l’extension du FBP malgré le fait que deux projets pilotes ont donné d’excellents résultats. Pourtant, le gouvernement du Mali avec le soutien de la Banque mondiale, le gouvernement néerlandais et le GFF visent désormais à lancer un grand projet pilote PBF de 4 ans relativement « pur » en 2020 pour 5,8 millions de personnes et un budget de 66 millions de dollars sur quatre ans. Une grande équipe de 14 personnes du Mali était à Cotonou pour améliorer le montage du programme et pour apprendre le FBP.
  • Le NIGER a aussi connu de longs retards dans le démarrage de l’extension du PBF malgré le fait que le projet pilote ait montré d’excellents résultats. Les raisons des retards sont : 1. Un manque d’appropriation du PBF par les décideurs. PBF est resté en « mode projet » ; 2. Retards dans l’intégration effective de la Cellule Technique Nationale PBF au Ministère de la santé ; 3. Faiblesses dans le montage du programme PBF. Les participants nigériens à Cotonou visent à relancer le PBF avec le démarrage d’un vaste programme pilote.
  • En République Centrafricaine, les MINISTRES DE LA JUSTICE ET DE L’INTÉRIEUR avec le soutien de Cordaid visent à lancer un programme PBF. L’expérience dans d’autres pays avec le PBF dans ces secteurs comme en RDC a montré de bons résultats.

   Image dans le temple des pitons à Ouidah

Un problème dans de nombreux pays est que les lignes budgétaires PBF ne sont pas efficacement intégrées dans le budget du gouvernement et les procédures liées à la loi des finances.

Il peut également y avoir un manque de clarté concernant les procédures financières et juridiques nécessaires pour débourser le budget de l’État par le biais de paiements de performance directement aux structures de santé périphériques et à la population plutôt que par le biais des procédures d’input classiques.

Un autre problème général est que dans plusieurs pays, certains décideurs hésitent à transformer le financement à travers les « inputs » moins transparent en un financement axé sur les résultats, qui transmet l’argent directement aux prestataires et à la population. Cette dernière approche est plus transparente et moins susceptible de conduire à la corruption. Le meilleur moyen d’y remédier est d’offrir des contrats de performance à tous les principaux acteurs et services des ministères de la santé et des finances, ce qui leur permet d’obtenir une rémunération compétitive suffisante pour ne défendre que l’intérêt public.

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