Recommendations du 71ième cours PBF de Douala

Les 32 participants avec les authorites de la ville de Douala

Le 71ème cours international PBF a eu lieu à l’Hôtel Makepe Palace de Douala, du 7 au 19 mai 2018. Trente-deux participants ont pris part à ce cours avec six facilitateurs et trois personnels dédiés au Secrétariat. Trois participants étaient de la République Centrafricaine et vingt-neuf du Cameroun. Le score moyen des 32 participants qui ont fait le test final était de 75% ce qui est légèrement supérieur aux résultats de tests des cours PBF pendant les deux dernières années. Trois participants ont obtenu la mention « distinction ».

Ici le rapport du cours.

Les aspects positifs du cours international PBF de Douala

Les évaluations journalières du cours étaient bonnes. Également lors de la clôture du cours on a aperçu un très bon feedback des participants sur le contenue et la méthodologie du cours.

Il y avait plusieurs plans d’actions convaincants et leur qualité était mieux par rapport aux cours précédents car nous avons donné plus de temps aux participants pour la préparation de leur plan et pour l’accompagnement individuel par les facilitateurs. Notamment les plans d’action de la Division de Coopération (DCOOP), de l’Inspection Générale des Services Médicaux et Paramédicaux, le Programme National de Lutte contre Paludisme, des Fonds Régionaux de Promotion de la Santé ainsi que de la Direction Générale du Ministère de Santé de la RCA étaient de bon niveau et ces organisations sont aussi stratégiquement importants pour la pérennisation et le financement du système PBF.

Cette fois l’Hôtel Makepe était évalué par les participants comme un bon lieu pour le déroulement du cours, ce qui était une amélioration par rapport aux cours précédents. L’hôtel  s’est investi dans  l’amélioration des chambres et de la salle de conférence. La  restauration cette fois était jugée bonne et suffisante.

Les aspects du cours qui nécessitent des améliorations

Question Turning Point

Pendant l’évaluation finale du cours, 30% des participants ont dit que « les objectifs du séminaire n’étaient pas en relation avec leur activités professionnelles ». Cela pourrait être le cas en particulier pour les Programmes qui ne sont pas directement liés au ministère de la Santé qui s’inscrit dans le PBF.

La durée du cours était considérée comme trop courte par 39% des participants ; ce qui signifie qu’il devient chaque fois plus difficile de partager tous les éléments du cours dans un délais de 14 jours.

Le livre cette fois n’était pas bien imprimé ce que les participants ont observé dans leur évaluation finale.

Recommandations des participants au cours pour le Ministère de Santé

  • Restitution du cours PBF dans les administrations (tous les participants) ;
  • Plaidoyer auprès des responsables  pour l’enrôlement dans le PBF des autres directions et structures (tous les participants) ;
  • Plaidoyer auprès des décideurs pour l’introduction du cours PBF dans la formation initiale des écoles de formation en médecine, Infirmier, ENAM (tous les participants) ;
  • Évaluer la faisabilité de la revue des taxes des structures sanitaires privées et de les harmoniser avec ceux des structures publiques (DRFP en liaison avec le MINFI) ;
  • Plaidoyer auprès du Minsanté pour le découpage plus rationnel des districts de santé  (DOSTS / DRSP / District de Santé / CIS)
  • Plaidoyer auprès des décideurs pour l’introduction de la formation des entrepreneurs de la santé dans les grandes écoles de formation médicales (tous les participants) ;
  • Intégrer dans le plan de travail des inspections générales du Minsanté les aspects de qualité dans le contexte de la reforme PBF, comme notamment les contre-vérifications et le système d’accréditation (IG avec l’appui de la CTN) ;
  • Disséminer et appliquer effectivement de la circulaire du MINSANTE sur la gestion financière des formations sanitaires au Cameroun (IGSA / CTN) ;
  • Élaborer / mettre à jours les lois / procédures en vigueurs au Minsanté afin qu’elles épousent les réformes actuelles (IGSA / DAJC / DCOOP) ;
  • Revoir les stratégies de vérification communautaires afin que les aspects éthiques (p.ex. la confidentialité) y soient intégrés       (CTN, ACV, DOST) ;
  • Mettre les communes sous contrat de performance pour la vérification des activités communautaires (CTN, ACV) ;
  • Introduire des indicateurs avec un financement suffisant pour l’alimentation complémentaire, par lequel les FOSA achètent les intrants (DPS)
  • Ajouter plus d’informations sur le portail PBF / SNIS telles que les revenus des FOSA et le nombre de personnel qualifié (ACV / CIS / CTN) ;
  • Disséminer le manuel de procédures PBF dans toutes les structures sous contrat (CTN – DRSP – ECD).

Les plan d’actions des groupes du cours

Les groupes pendant le cours ont développé les plans d’action suivants devant être exécutés à leur retour dans leur organisation respective. Ils sont résumés dans les paragraphes suivants et plus détaillés dans le chapitre 7 du présent rapport.

République Centrafricaine- DG Lutte Contre les Endémies Spécifiques

Problèmes :

  • L’approche principalement input des partenaires n’est pas coût-efficace ;
  • La qualité des soins des interventions parallèles des différents programmes et partenaires n’est pas bonne ;
  • La contribution du gouvernement pour l’approche PBF n’est pas suffisante ;
  • Il encore manque une bonne adhésion des partenaires dans l’approche PBF.

Recommandations :

  • Diffuser le rapport de formation PBF de Douala ;
  • Organiser un séminaire Gouvernemental sur le PBF ;
  • Augmenter la contribution de l’État pour le PBF ;
  • Transformer les crédits de l’État aux Directions et programmes en lignes PBF ;
  • Demander une assistance technique pour harmoniser les financements des partenaires pour renforcer l‘approche PBF ;
  • Élaborer un cadre d’harmonisation des financements des partenaires autour du PBF.

Central African Republic – central hospitals

Meilleure participante

L’étude de base menée dans les deux hôpitaux centraux de Bangui en Avril 2018 montre qu’il y a une faible gestion autonome (persistance de l’intervention du niveau central), une inefficience de l’utilisation des ressources publiques et une absence de transparence marquée par les paiements informels au personnel qui échappent à la caisse centrale de l’hôpital.

Recommandations :

  • Créer dans la Loi des Finances une ligne budget de fonctionnement pour les hôpitaux centraux (CHUMED, Hôpital de l’Amitié, Hôpital Communautaire, CNHUB etc.…) qui remplace les autres lignes fixes déjà existantes. Ce budget pourrait être transféré mensuellement dans un compte commercial de l’hôpital et qui doit être géré par les gestionnaires à travers les plans de business trimestriel et de l’outil indices.
  • Créer dans la loi de finances une ligne PBF CHUMED, Hôpital de l’Amitié, Hôpital Communautaire. Cette ligne devrait être utilisée sur la base des résultats des hôpitaux en termes d’outputs et de la qualité. Les indicateurs outputs des hôpitaux centraux peuvent être les mêmes que les indicateurs PCA des hôpitaux déjà sous contrats de performance PBF.
  • Formaliser les pratiques informelles afin que l’argent entre dans la caisse de l’hôpital.

L’inspection générale des services médicaux et paramédicaux Cameroun

Plan d’Action

  • Coaching par la CTN pour l’élaboration d’un plan de business et un contrat, validation et signature ;
  • Implication des inspecteurs dans les évaluations trimestrielles dans le cadre de suivi de performance et le système d’accréditation ;
  • Organiser une réunion de restitution sur le PBF, produire des fiches de plaidoyer expliquant les meilleures pratiques du PBF et l’équité dans son approche ;
  • Élaborer un document stratégique en matière d’accréditations des formations sanitaires publiques et privées sous PBF ;
  • Organiser une séance de brainstorming portant sur la procédure de régularisation des FOSA PBF privées et publiques en collaboration avec les services techniques (CTN, DOST et DAJC) ;
  • Rendre disponible les informations sur le statut des structures privées et publiques.

Division de la Coopération (DCOOP)

La mission principale du DCOOP est l’encadrement des Partenaires Techniques et Financiers, les ONG-Domestiques, des Associations Locales, la société civile. On constate une inadéquation dans l’implication des partenaires dans la vision commune PBF du Ministère qui entraine une verticalisation des programmes. Le système de santé est caractérisé par l’approche d’input qui ne donne pas de bons résultats.

Plan d’Action

  • Faire une cartographie des partenaires du MINSANTE ;
  • La sensibilisation des partenaires techniques et financiers sur le renforcement du système de santé à travers l’approche du financement des résultats pour atteindre la Couverture Santé Universelle au Cameroun ;
  • Amener les partenaires techniques et financiers à adhérer au système de gestion axé sur la performance ;
  • Élaborer, diffuser et suivi de l’utilisation des normes et standards qui régissent les accords avec les différents partenaires.

La direction Lutte contre Maladies, Epidémies et Pandémies (DLMEP) 

Authorités du village 71

Plan d’Action

  • Briefer le personnel de la DLMEP sur le concept  PBF ;
  • Gérer les ressources de façon efficiente en identifiant tous les partenaires ainsi que les autres directions et programmes qui interviennent ;
  • Définir des indicateurs à proposer ;
  • Harmoniser les outils de collecte des données.

La division des affaires juridiques et du contentieux

La  signature d’un accord de financement entre la Banque Mondiale et le Gouvernement du Cameroun en vue du financement de l’approche PBF met en exergue la nécessite d’une réforme du processus gestionnaire des structures. Il nécessite d’une réforme institutionnelle, ceci à travers d’une part la modification des textes juridiques, et d’autres part l’enrichissement de l’instrument juridique du secteur santé par l’élaboration de nouvelles normes de gestion financière en conformité avec l’approche PBF.

Plan d’Action

  • Autonomiser les FOSA et favoriser la libre concurrence
  • Identifier les textes à réviser suivis de la révision des textes de gestion des formations sanitaires ;
  • Organiser un atelier de rédaction des textes normatifs dans ces domaines.

La Direction de la Promotion de la Santé (DPS)

La population du Cameroun n’a pas encore accès aux à installations d’assainissement améliorée et au approvisionnement en eau de boisson de qualité. La gestion des déchets demeure un problème majeur de santé publique.

La DPS est en cours de signature de son deuxième contrat PBF après un premier trimestre (T4 2017) qui a été évalué à un score de 15%. Ce faible score est causé par une enveloppe budgétaire insuffisante pour la réalisation des activités, l’outil indice n’est pas encore connu et des gros problèmes infrastructurels.

Plan d’Action DPS

  • Restitution de la formation sur le PBF à l’ensemble de la direction ;
  • Élaboration d’un document de normes en WASH (protocole de gestion des déchets hospitaliers, vulgarisation technique de potabilisation de l’eau, latrines améliorées) ;
  • Publication des documents normatifs au niveau du portail WEB du MINSANTE ;
  • Révision et test indicateurs composites WASH (visites à domicile par les FOSA) du manuel PBF ;
  • Définir et adopter les critères d’évaluation individuelle de l’équipe de la Direction ;
  • Demander des BAQ dans les prochains contrats et engager des aménagements infrastructurels pour améliorer les conditions de travail du personnel ;
  • Optimiser l’utilisation des moyens financiers disponibles et mobiliser des bailleurs pour améliorer la qualité des interventions WASH.

Direction des ressources humaines

La Direction des Ressources Humaines du Ministère de la Santé Publique gère un effectif de près de 51.000 personnels répartis sur le territoire national.

Problèmes identifiés :

  • Accumulation et perte des dossiers ;
  • Faible accueil des usagers ;
  • Centralisation de la gestion du personnel.

Plan d’action

  • Pour l’implémentation du concept PBF, il est nécessaire de faire un état des lieux. Ceci facilitera la définition des indicateurs. Il sera approprié par la suite d’élaborer un manuel de procédure de traitement des dossiers en exigeant les délais pour chaque cas, ce document précisera par ailleurs, le circuit du dossier afin de pallier aux éventuelles pertes de ceux-ci.
  • La mise sur pied d’un mécanisme de décentralisation de la gestion du personnel à travers le transfert de compétences de la Direction des Ressources Humaines vers les différentes Délégations Régionales de la Santé Publique.
  • Le niveau central va davantage jouer le rôle de régulateur. Ainsi, à la fin de chaque trimestre, une équipe de la DRH procèdera aux visites de travail dans chaque délégation pour une évaluation selon des indicateurs bien définis.
  • Définir les normes de ressources humaines pour les FOSA en s’appuyant sur la carte sanitaire nationale. Ceci a pour finalité, la meilleure allocation des ressources humaines en fonction des besoins de chaque région.

Le PLMI

Le Programme National Multisectoriel de Lutte contre la Mortalité Maternelle Néonatale et Infanto-juvénile (PLMI) a pour principale mission la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière de réduction de la mortalité maternelle néonatale et infanto-juvénile. C’est un programme qui est conduit au plan technique par le Ministère en charge des questions de la Santé Publique secondé par le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille. Le PLMI, loin d’être un acteur de mise en œuvre des activités doit plutôt veiller à leur implémentation efficiente à tous les niveaux (central, régional et opérationnel).

Les problèmes

  • La situation de la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant demeure préoccupante au Cameroun en dépit des interventions jusque-là entreprises.
  • Le PLMI n’est pas très efficace dans ses missions notamment en ce qui concerne la coordination des acteurs à l’effet d’éviter le gaspillage des ressources, les doubles usages dans un contexte où nous pensons que la concentration sur quelques interventions ciblées est une façon efficace de maximiser l’effet et le temps de réaction des ressources.

Plan d’action

  • Restitution du cours à l’équipe PLMI et analyse des recommandations ;
  • Plaidoyer pour la mobilisation des fonds et ressources pour la LMMNI.

Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP)

Le paludisme demeure un problème au Cameroun. En effet, en 2017, il était responsable de 24% des consultations externes et 44% des hospitalisations. Il est responsable de 21% des décès chez les enfants de moins de 5 ans  (Rapport 2017 du PNLP). Face à ce problème mondial, l’OMS a mis en place l’initiative Roll Back Malaria (RBM).

Plan d’action

  • Élaborer le nouveau plan PSNLP et le guide de PEC.
  • Renforcer le marketing social pour l’utilisation des services de lutte contre le paludisme (utilisation des MILDA, assainissement, utilisation des services de FOSA dès les premiers symptômes de maladie)
  • Payer des subsides aux formations sanitaires qui achètent des intrants et traitent gratuitement les enfants de moins de 5 ans. En outre les indicateurs de qualités seront aussi payés sur la disponibilité des intrants antipaludiques dans les formations sanitaires.
  • Rompre le monopole avec la CENAME et ouvrir le marché à la concurrence.
  • Cartographier et stimuler les pharmacies et laboratoires grossistes et fournisseurs détails pour rendre disponible les intrants antipaludiques de bonne qualité et à moindre coûts.
  • Pour la promotion de la santé, les ASC ne vont plus avoir les prestations curatives. Leur travail sera centré sur les visites à domicile, les causeries éducatives et le référence des cas dans les FOSA.

La Direction de la Santé Familiale

Problèmes

  • Les indicateurs de santé maternelle, infantile et de l’adolescent au Cameroun restent préoccupants.
  • Allocation inefficiente des lignes budgétaires et orientation imposée des financements par l’état et les partenaires ;
  • Le manque de régulation et de coordination des différentes interventions/ activités des multiples partenaires.

Plan d’action DSF

  • Restituer la formation dans l’équipe DSF;
  • Réviser les indicateurs output et qualité des PCA et PMA dans les grilles d’évaluation  existantes ;
  • Élaborer les outils standardisés de supervision standardisés  des régions.

Cellule des Informations Sanitaires

Au cours des cinq dernières années, le Ministère de la Santé Publique et ses partenaires ont engagé de profondes réformes du Système National d’Informations Sanitaires (SNIS) avec pour but de corriger les dysfonctionnements causés par la multitude d’outils et base de données développés par les systèmes verticaux.

Problèmes

  • La remontée des données sanitaires à travers la plateforme Dhis2 n’est pas encore complète ;
  • La faible exploitation des données ;
  • La cartographie des aires de santé non à jour par rapport aux nouveaux découpages effectués dans le cadre de la MEO du PBF ;
  • Les systèmes d’information verticaux demeurent peu flexibles au processus d’intégration mis en place.

Plan d’action CIS

  • Mettre à jour les Rapports Mensuels d’Activités en prenant en compte les indicateurs de visite des ménages ;
  • Mettre à jour la carte sanitaire par rapport aux nouveaux découpages effectués dans le cadre du PBF ;
  • Former le personnel en charge de la collecte et la transmission électronique des données dans le Dhis2 ;
  • Former les responsables des FOSA à l’analyse des données Dhis2 pour la prise de décision ;
  • Plaidoyer auprès des PTF pour l’intégration des informations des programmes verticaux  dans le Dhis 2.

Fond Régional de la Promotion de Santé – Nord

La signature du contrat de performance du FRPS-Nord avec la CTN PBF doit résoudre les problèmes suivants : 1. La méconnaissance de la réforme PBF par les personnels du FRPS-Nord ; 2. La rupture dans l’approvisionnement des MEG suite à la politique de monopole du FRPS-Nord dans la fourniture des MEG aux FOSA et du monopole de la CENAME vis-à-vis du FRPS-Nord.

Plan d’action

  • Briefer les collaborateurs dans le cadre de la relation FRPS-ACV ;
  • Faire l’état des stocks de médicaments du FRPS dans les FOSAs ;
  • Négocier avec chacune un plan d’apurement de leurs dettes ;
  • Établir  une commission de relecture du manuel de procédure du FRPS-Nord pour l’adapter aux principes du PBF
  • Implémenter le PBF dans le SYNAME ;
  • Faire le plaidoyer auprès des PTF afin qu’ils mènent des activités intégrées pour plus d’efficience.

Fond Régional de la Promotion de Santé – Ouest

Le programme PBF connaîtra au cours de cette année, une extension dans le FRPS de la région de l’Ouest. La région a une population de 847.000 habitants et compte 20 districts de santé dont cinq ont été retenus pour la première phase. Il n’existe pas encore une ACV au FRPS de l’Ouest.

Plan d’action FRPS-Ouest

  • Tenir une réunion de restitution de la formation auprès des collègues du FRPSO ;
  • Suivre le processus de signature du protocole d’accord avec le Ministère de la santé ;
  • Suivre l’application de la circulaire du ministre pour accélérer la libéralisation du marché pharmaceutique ;
  • Mettre opérationnel une ACV à l’Ouest pour l’implémentation du PBF dans la région.

Équipe UNFPA

Les principales interventions de l’UNFPA au Cameroun sont orientées vers une meilleure prise en charge des pathologies spécifiques a1 travers le renforcement des capacités, des appuis en matière des intrants de santé reproductive, de l’équipement des maternités et du renforcement du plateau technique de certaines formations sanitaires.

Les interventions prioritaires sont la planification familiale, les soins obstétricaux néonataux essentiels d’urgence, la santé de reproduction des jeunes et adolescents, la violence basée sur le genre, la recherche, la réparation des fistules obstétricales et la revue des décès maternels.

L’UNFPA injecte chaque année plusieurs milliers de dollars dans le cadre de l’appui apporté aux différents partenaires d’exécution à travers le pays. Malgré ces nombreux appuis en ressources financières et humaines, les résultats ne sont pas très satisfaisants.

Plan d’action

  • Négocier avec la DCOOP et la CTN des contrats de partenariat dans le cadre d’achat des indicateurs clairement définis avec l’approche PBF ;
  • Appuyer la CTN et les directions techniques par un expert PBF et ayant une bonne expérience en matière de SR avec termes de références clairement définis ;
  • Renforcer les besoins en infrastructure et équipement à travers le mécanisme d’allocation des Bonus d’Amélioration de la Qualité (BAQ) ;
  • Acheter des indicateurs spécifiques de l’UNFPA qui n’ont pas encore été achetés par d’autres sources telles que le gouvernement et la Banque mondiale.

L’Église Évangélique Luthérienne du Cameroun (OSEELC)

L’OSEELC est l’une des œuvres diaconales de l’Église évangélique luthérienne du Cameroun composée de 4 hôpitaux principaux et de 19 centres de santé, répartis dans 3 régions du Cameroun (Adamaoua, Est et Centre) comptant plus de 500 employés. La centralisation du pouvoir au niveau de l’Église OSEELC est due à ses statuts en vigueur avec pour conséquence la réduction de l’autonomie des formations sanitaires.

Plan d’action

  • Discuter du plan d’action du cours PBF avec le bureau exécutif de l’Église et aux membres du conseil d’administration de l’Église ;
  • Effectuer un audit financier des hôpitaux dans le but d’équilibrer les revenus et les dépenses, suivi de la mise en œuvre des recommandations ;
  • Lancer un processus de décentralisation du pouvoir vers plus d’autonomie des structures de santé ;
  • Restructurer les schémas de dotation en personnel;
  • Améliorer la qualité des soins dans les établissements de santé dans le but d’être accrédité par le système PBF ;
  • Apporter plus d’efficacité dans la gestion des établissements de santé et assurer une bonne gouvernance.

Les ACV d’Adamaoua et du Nord

Les Agences de Contractualisation et de la Vérification de l’Adamaoua (1.2 millions) et du Nord (2.7 millions) ont été créé en Juin et Juillet 2016. En 2018, tous les districts et FOSAs des deux régions sont couverts par le PBF.

Problèmes

  • La liste des grossistes pharmaceutiques accrédités dans la distribution des médicaments n’est toujours pas disponible (Adamaoua) ;
  • Le découpage de la carte sanitaire n’est pas effectif dans certains districts sanitaires du Nord.

Plan d’action

  • Se rapprocher du Délégué Régional pour mettre à la disposition tous les acteurs du système la liste des grossistes pharmaceutiques agréés ;
  • Se rapprocher des Districts de Santé sur la nécessité d’actualiser la carte sanitaire selon les normes PBF.
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